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Sahil Jeemon: Le 31/07/2026 à 16:43 | MAJ à 31/07/2026 à 16:45
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Publié : Le 31/07/2026 à 16:43 | MAJ à 31/07/2026 à 16:45
Par : Dooshina Appigadu

Le Finance Bill 2026 et l'Economic and Financial Measures Bill sont examinés en deuxième lecture avant leur adoption à l'Assemblée nationale, ce vendredi.

Lors des débats, le leader de l'opposition, Joe Lesjongard, a vivement dénoncé les réformes proposées, notamment celles touchant aux pensions, aux allocations sociales et aux droits des travailleurs. Il accuse le gouvernement de mener une « politique de prédation sociale » qui, selon lui, menace les fondements mêmes de l'État-providence mauricien.

Le chef de l’opposition estime que les deux textes de loi pourraient modifier de manière irréversible le modèle économique, politique et social du pays. Il qualifie les amendements apportés à 87 textes de loi de véritable « cheval de Troie législatif ».

Joe Lesjongard s'est également attardé sur l'amendement concernant l'ajustement des pensions. Il conteste la formulation « as may be prescribed », qui renvoie les modalités d'ajustement à des règlements. Selon lui, cette disposition retirerait au gouvernement toute obligation légale d'indexer les pensions sur l'inflation et lui donnerait la possibilité de geler le montant de ces prestations.

Le leader de l’opposition rappelle que le contrat social mauricien a toujours reposé sur un principe clair : travailler, contribuer et pouvoir prendre sa retraite dans la dignité à l'âge de 60 ans. Il estime que la réforme constitue une rupture avec cet engagement historique.

« Aujourd'hui, c'est un jour triste pour l'État-providence. L'une des pierres angulaires de cet État-providence, ce droit acquis grâce au combat de nos aînés, va être enlevée à travers le vote de cette loi traîtresse », souligne Joe Lesjongard.

Le leader de l'opposition affirme enfin que la réforme des pensions avait déjà provoqué de vifs débats l'année dernière. Il reproche au gouvernement d'avoir alors invoqué les recommandations de Moody's et du Fonds monétaire international (FMI) pour justifier les changements envisagés.