En France, une légère respiration dans des finances publiques sous tension. Après des dérives marquées en 2023 et 2024, le déficit français pour 2025 reste contenu, affichant 5,1 % du PIB, soit plus de 52 milliards d’euros, d’après les chiffres publiés vendredi par l’Insee. L’an dernier, il avait atteint 5,8 %. Ce niveau se situe légèrement sous la prévision de la loi de finances (5,4 %), laissant entrevoir une certaine résistance de l’économie nationale malgré un contexte politique instable.
« La France a montré une résilience supérieure aux attentes dans un climat difficile », commente Erwann Tison, directeur des études de l’Institut des entreprises. Mais François Ecalle, spécialiste des finances publiques chez Fipeco, tempère : « Ce recul reste très relatif et ne doit pas masquer la fragilité de nos comptes. »
Malgré cette amélioration, le pays conserve l’un des déficits les plus importants d’Europe, loin derrière ses voisins, et doit encore composer avec des dépenses publiques élevées et un équilibre budgétaire précaire.