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Keshinee: Le 21/03/2026 à 10:18 | MAJ à 21/03/2026 à 10:21
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PWC
Publié : Le 21/03/2026 à 10:18 | MAJ à 21/03/2026 à 10:21
Par : Dooshina Appigadu

Coup de tonnerre dans le monde de l’audit. La Banque mondiale a décidé de suspendre pendant 21 mois trois filiales africaines du géant PricewaterhouseCoopers (PwC), accusées de pratiques frauduleuses et anticoncurrentielles dans un projet énergétique stratégique en Afrique de l’Est.

Les entités concernées, basées notamment en Afrique de l’Est et dans l’océan Indien, sont désormais exclues de tous les marchés financés par l’institution de Washington, une sanction rare pour un acteur de cette envergure.

L’affaire remonte à un vaste projet d’interconnexion électrique entre le Kenya et l’Éthiopie, destiné à renforcer l’approvisionnement énergétique régional.

Selon la Banque mondiale, les filiales incriminées auraient obtenu des informations confidentielles sur les appels d’offres, leur permettant de fausser la concurrence et d’influencer l’attribution de contrats.

L’enquête met en lumière plusieurs manquements graves :

  • manipulation du processus d’appel d’offres,
  • accès illégal à des données sensibles,
  • déclarations trompeuses sur les équipes et partenaires engagés.

Des pratiques strictement interdites par les règles de passation des marchés de la Banque mondiale.

Face aux conclusions de l’enquête, PwC a opté pour un règlement négocié.

Les filiales sanctionnées se sont engagées à :

  • renforcer leurs dispositifs de conformité,
  • coopérer pleinement avec les autorités,
  • prendre des mesures disciplinaires internes.

Leur retour sur les marchés dépendra du respect de ces engagements.

Au-delà de PwC, cette décision envoie un message clair : aucune entreprise, même parmi les “Big Four”, n’est à l’abri de sanctions.

La mesure pourrait par ailleurs être étendue à d’autres institutions financières internationales, amplifiant son impact à l’échelle mondiale.