La cybercriminalité reste un fléau persistant. Après 6 073 incidents en 2025, le compteur affiche déjà 1 770 plaintes entre janvier et avril 2026. Les femmes sont les plus ciblées. Harcèlement, usurpation d’identité et escroqueries dominent les signalements, tandis que le « spoofing » — technique visant à dissimuler l'identité des fraudeurs — se généralise.
Les arnaques via WhatsApp se multiplient, signalant une bascule inquiétante vers les applications mobiles. Face à cette recrudescence, le sergent Sameer Khan Hossanally de la Cyber Crime Unit appelle à la vigilance. Il recommande notamment d'activer l'option « Lock Profile » sur Facebook pour mieux protéger ses données personnelles contre les prédateurs du web.
La lutte contre la cybercriminalité se heurte à un obstacle majeur : la bureaucratie. Le sergent Sameer Khan Hossanally explique que chaque demande d’informations aux banques ou opérateurs exige impérativement une autorisation judiciaire. Ce délai imposé ralentit les enquêtes, surtout lorsque les fraudeurs opèrent depuis l'étranger.