Des révélations récentes, tirées de reportages de la télévision publique danoise DR et confirmées par le Financial Times, montrent que Copenhague avait sérieusement envisagé, début 2026, la possibilité d’une offensive américaine contre le Groenland, avant que les tensions ne se détendent.
Face aux déclarations belliqueuses du président américain Donald Trump, qui avait laissé entendre que les États-Unis pourraient recourir à la force pour s’emparer de ce vaste territoire arctique autonome, le gouvernement danois a pris des précautions d’une ampleur sans précédent.
Selon DR, des contingents de soldats envoyés sur place en janvier transportaient non seulement des explosifs capables de rendre inutilisables les pistes d’atterrissage clés de Nuuk et de Kangerlussuaq, mais aussi des poches de sang pour soigner d’éventuels blessés. L’objectif de ces préparatifs : rendre toute attaque militaire américaine coûteuse, tant sur le plan humain que politique.
Ces mesures n’ont jamais été officiellement reconnues par le ministère danois de la Défense ni par les gouvernements de Copenhague ou de Nuuk, mais elles reflètent l’intensité de la crise diplomatique qui a secoué les relations transatlantiques. Elles s’inscrivaient dans une série d’échanges discrets entre le Danemark, la France, l’Allemagne et d’autres capitales européennes pour dissuader Washington d’envisager une solution par la force.
Cette inquiétude avait été alimentée par l’intervention militaire américaine le 3 janvier contre le Venezuela, qui ravivait les craintes de certains dirigeants européens quant à l’intérêt stratégique accru des États-Unis pour l’Arctique.
Parallèlement à ces préparatifs, les autorités danoises ont avancé le déploiement de troupes européennes au Groenland, initialement prévu plus tard dans l’année, en le présentant comme un exercice d’entraînement pour renforcer la présence militaire alliée sur l’île. Des unités françaises, allemandes, norvégiennes et suédoises ont ainsi été mobilisées pour contribuer à cette démonstration de solidarité et de dissuasion.
L’ensemble de ces manœuvres visait à envoyer un message clair : toute tentative unilatérale de prise de contrôle serait coûteuse et impopulaire, et l’Europe était prête à soutenir le Danemark contre toute pression extérieure.