Le projet hôtelier controversé de Le Bouchon franchit une nouvelle étape décisive. L’Environment Tribunal reprendra ses travaux le 4 avril prochain dans le cadre de la contestation de la licence d’Environmental Impact Assessment (EIA), accordée en octobre 2024 à Le Bouchon Development Company Ltd. À l’origine de cette procédure : l’ONG Eco-Sud, qui remet en question la validité de cette autorisation délivrée par le ministère de l’Environnement.
Le projet prévoit la construction d’un hôtel de luxe de 200 chambres, première phase d’un ambitieux développement de Smart City dans la région. Les audiences, déjà bien avancées, se sont tenues les 4, 13 et 27 février, ainsi que le 16 mars. Cette affaire est d’autant plus scrutée qu’elle constitue la première contestation d’une licence EIA examinée depuis l’entrée en vigueur de l’Environment Act 2024, le 1er août dernier.
Lors de la dernière séance, Priya Chedi, Environment Officer, a été interrogée par Me Odile Ambrasine, représentant le ministère. Les échanges ont porté sur les critiques formulées par Eco-Sud concernant le rapport EIA. La fonctionnaire a soutenu que les informations soumises par le promoteur étaient suffisantes, tant sur les impacts environnementaux que sur les mesures d’atténuation prévues. Priya Chedi a également apporté des éclaircissements sur l’approvisionnement en eau et le traitement des eaux usées. Selon elle, les inquiétudes liées à une perte de biodiversité ou à une perturbation des écosystèmes ne reposeraient pas sur des données suffisamment solides.
Priya Chedi a en outre affirmé que le site ne compte pas d’espèces endémiques. Autre point soulevé : le projet n’empiéterait pas sur la plage publique et ne compromettrait pas non plus un éventuel projet de géoparc sur ce littoral. Présidée par la juge Jayshree Ramphal-Jowry, vice-présidente du tribunal, l’audience reprendra donc le 4 avril, une date désormais clé pour l’avenir de ce projet qui divise.