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Fab: Le 20/01/2026 à 11:13 | MAJ à 20/01/2026 à 11:14
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Publié : Le 20/01/2026 à 11:13 | MAJ à 20/01/2026 à 11:14

Dans un nouveau rapport publié à l’occasion de l’ouverture du Forum économique mondial à Davos, l’organisation internationale de lutte contre la pauvreté Oxfam tire la sonnette d’alarme sur l’explosion des inégalités économiques et politiques à l’échelle planétaire. Selon cette étude publiée le 19 janvier 2026, la fortune cumulée des milliardaires a augmenté de plus de 16 % en 2025, pour atteindre 18 300 milliards de dollars, un niveau sans précédent dans l’histoire moderne.

Cette croissance spectaculaire — trois fois plus rapide que la moyenne des cinq dernières années — s’est déroulée dans un contexte où une personne sur quatre dans le monde n’a pas assez à manger régulièrement et près de la moitié de la population vit dans la pauvreté, souligne le rapport Resisting the Rule of the Rich : Defending Freedom Against Billionaire Power.

L’étude met en lumière les conséquences politiques de cette accumulation de richesse, estimant que les milliardaires ont aujourd’hui 4 000 fois plus de chances d’occuper un poste politique que les citoyens ordinaires. Cette concentration de pouvoir économique et politique, selon les auteurs, risque d’« éroder les droits démocratiques et d’orienter les décisions publiques au service d’une élite fortunée ».

Parmi les chiffres marquants, le rapport note que le nombre total de milliardaires a dépassé les 3 000 pour la première fois en 2025. La croissance de leur richesse — de l’ordre de 2 500 milliards de dollars en un seul an — suffirait à éradiquer l’extrême pauvreté mondiale plusieurs dizaines de fois, souligne Oxfam.

Oxfam pointe aussi du doigt des politiques favorables aux ultra-riches dans certaines grandes économies, affirmant que des mesures telles que des réductions d’impôts pour les plus fortunés ou un environnement réglementaire allégé ont contribué à ce boom de richesse. La question de la justice fiscale et de réformes structurelles est placée au cœur du débat, alors que l’organisation appelle à des taxations plus équitables et à une action politique renforcée pour réduire les inégalités.