L’édition de juillet 2026 du Judiciary Newsletter se penche sur les principaux défis auxquels fait face la justice mauricienne. Indépendance des tribunaux, recours à l’intelligence artificielle, modernisation de la procédure pénale, détermination des peines et évolution du divorce figurent parmi les grands axes abordés.
Comment moderniser le système judiciaire sans affaiblir ses principes fondamentaux ? C’est le fil conducteur de cette nouvelle publication du judiciaire.
Le document rappelle d’abord que l’indépendance de la justice demeure l’un des piliers de l’État de droit. Il insiste aussi sur les normes de conduite imposées aux juges, notamment l’intégrité, l’impartialité, l’égalité et la compétence. Une mise en garde est également formulée face aux attaques, au cyberharcèlement et à la violence numérique susceptibles de porter atteinte à la confiance du public dans les institutions judiciaires.
Autre thème majeur : l’intelligence artificielle et l’émergence d’une possible « justice prédictive ». Les outils numériques pourraient faciliter le classement des dossiers, le traitement des documents ou l’analyse de la jurisprudence. Mais le Newsletter prévient que les algorithmes ne doivent jamais dicter une décision judiciaire.
Le juge doit conserver le dernier mot, tandis que les systèmes utilisés devront être transparents afin d’éviter les biais historiques et le phénomène de la « boîte noire ».
Plusieurs pistes sont ensuite proposées pour renforcer la justice pénale : l’utilisation de caméras corporelles par les policiers, la mise en œuvre du bracelet électronique, une révision du seuil de Rs 1 million servant à qualifier certains dossiers de trafic de drogue, ainsi que l’admission de faits convenus et de déclarations écrites lorsque les éléments ne sont pas contestés. L’objectif serait de réduire les délais, les coûts et la pression sur les tribunaux.
La publication revient également sur la détermination des peines, présentée comme un exercice d’équilibre entre proportionnalité, dissuasion, protection du public et réhabilitation du condamné. Elle souligne l’importance de motiver clairement chaque sentence.