Lors de la création de la Horse Racing Integrity Division (HRID), la Gambling Regulatory Authority (GRA) avait promis une rupture avec les pratiques du passé. Au centre de cette réforme figurait le Racing Integrity Inspector, un poste présenté comme le garant de l'intégrité des courses.
Les documents de recrutement sont sans équivoque. Le titulaire devait enquêter sur les infractions aux Rules of Racing, effectuer des inspections dans les écuries, coordonner les prélèvements humains et équins, mener des opérations de surveillance et instruire les plaintes. Plus encore, le poste exigeait un diplôme universitaire ainsi que dix années d'expérience dans les enquêtes liées aux courses hippiques.
Pourtant, quelques mois après sa mise en place, l'un des premiers titulaires de ce poste a vu son contrat résilié, selon une lettre officielle de la GRA. Depuis, le Racing Integrity Inspector semble avoir disparu des radars, tandis que la HRID met désormais l'accent sur des fonctions comme Racing Specialist, Racing Analyst ou Deputy Chief Stipendiary Steward.
Cette évolution intervient alors qu'un rapport indépendant a sévèrement critiqué la HRID, évoquant des enquêtes fragiles, un manque d'expérience pratique et une perte de crédibilité, malgré des effectifs et des coûts en hausse.
Dès lors, une question s'impose : qui assure aujourd'hui les missions de terrain qui incombaient aux Racing Integrity Inspectors ? Pourquoi un poste conçu comme le pilier de la surveillance et des investigations semble-t-il avoir été relégué au second plan ?
Ces interrogations prennent une résonance particulière alors que certaines nominations au sein de la HRID, notamment celle de Stéphane de Chalain, ont déjà suscité des débats sur les qualifications et les critères de recrutement.
Au moment où la GRA affirme vouloir défendre l'intégrité des courses, l'effacement apparent de ce poste stratégique soulève une interrogation fondamentale : la HRID s'est-elle éloignée de sa mission première ?