Le célèbre rappeur Gims a été placé en garde à vue ce mercredi 25 mars dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée, a indiqué le Parquet National Anti-Criminalité Organisée (Pnaco), confirmant une information qui secoue le monde de la musique.
Selon les premières informations, cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’une commission rogatoire menée par des juges d’instruction parisiens spécialisés, avec le concours du Pnaco. L’artiste, figure majeure de la scène francophone et plus gros vendeur de disques en France en 2025, est actuellement entendu par les enquêteurs.
D’après des sources proches du dossier, l’enquête porte sur un vaste réseau de blanchiment impliquant notamment des investissements immobiliers à l’étranger. Les investigations visent à démanteler des circuits financiers complexes susceptibles d’avoir servi à dissimuler l’origine de fonds illicites. Le dossier est également suivi par l’Office national antifraude (ONAF), une structure spécialisée dans l’identification des fraudes et escroqueries de grande ampleur.
Les enquêteurs cherchent à établir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans cette affaire aux ramifications potentiellement internationales. Toujours selon les informations disponibles, le rappeur a été interpellé dans la matinée à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle alors qu’il s’apprêtait à voyager. Sa garde à vue, encadrée par la législation en vigueur, peut durer jusqu’à 48 heures, sauf prolongation exceptionnelle.
À ce stade, aucune mise en examen n’a été annoncée et l’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire sensible. Cette situation marque un tournant inattendu pour l’artiste, dont la carrière connaît un succès retentissant depuis plusieurs années et qui se retrouve désormais au cœur d’une procédure judiciaire d’envergure.