« Nous avons une pénurie de capitaines à Maurice. » Le constat est dressé par Judex Rampaul, secrétaire du Syndicat des Pêcheurs. Face au manque de main-d’œuvre qualifiée, il plaide pour privilégier la formation des Mauriciens, plutôt que de dépendre davantage des travailleurs étrangers pour développer le secteur.
Selon Judex Rampaul, une vingtaine de personnes devraient commencer leur formation dès la semaine prochaine. Une initiative qu’il salue, estimant qu’elle permettra de renforcer les compétences locales et, à terme, contribuer davantage à la sécurité alimentaire.
Mais les besoins restent importants. Judex Rampaul affirme qu’environ 150 jeunes sont intéressés par la pêche semi-industrielle.
« Ils doivent être encadrés », insiste-t-il. Pour exercer en haute mer, ces jeunes doivent bénéficier également d’une formation adaptée et de disposer des moyens et équipements nécessaires.
Le Syndicat des Pêcheurs souhaite désormais ouvrir le dialogue avec les autorités. Plusieurs correspondances ont déjà été adressées au ministère afin de solliciter une rencontre et de trouver des solutions aux difficultés qui freinent le développement du secteur.