Dans le cadre de la lutte contre le chikungunya, les autorités intensifient leurs actions à travers le lâcher hebdomadaire de 100 000 moustiques mâles stériles par la division entomologique du ministère de la Santé. Une stratégie qui commence à porter ses fruits : à Triolet, une baisse de 51 % de la population de moustiques tigres est observée depuis décembre après le lâcher de 720 000 moustiques mâles stériles. Une tendance similaire se dessine également à Beau Bassin, avec une extension progressive à d’autres régions.
À ce jour, 98 cas actifs de chikungunya sont recensés, avec une moyenne de 30 à 40 nouveaux cas par jour. Depuis le début de l’année, le pays totalise 1 214 cas.
Depuis le 13 février au 17 avril, environ 880 000 moustiques mâles stériles seront relâchés dans la région de Beau Bassin. Une baisse de 52 % y a été observée grâce à la méthode SIT (Technique de l’insecte stérile), explique le Dr Diana Iyaloo, responsable du département de biologie et du contrôle des vecteurs.
Toutefois, la technique de l'insecte stérile ne peut être utilisée dans les régions qui enregistrent de nombreux cas de chikungunya.
De son côté, le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, indique que la région de Quatre Bornes recense actuellement le plus grand nombre de cas.
Au-delà des opérations de démoustication, la prévention demeure essentielle pour freiner la prolifération des moustiques.