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Sahil Jeemon: Le 17/01/2026 à 16:06 | MAJ à 17/01/2026 à 16:09
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Publié : Le 17/01/2026 à 16:06 | MAJ à 17/01/2026 à 16:09

À Madagascar, l’éventualité de l’implantation d’une usine de fabrication d’armes ravive le débat sur la souveraineté nationale et les partenariats stratégiques du pays. L’hypothèse a été évoquée par le colonel Michaël Randrianirina, président du mouvement Refondation, à son retour d’Abou Dhabi, à l’issue de discussions avec une société chinoise.

« Si cette collaboration se poursuit, une usine de fabrication d’armes pourrait être implantée chez nous », a-t-il déclaré.

Cette annonce a rapidement suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Des organisations de la société civile, ainsi que plusieurs membres de la génération Z, s’interrogent sur la pertinence d’un tel projet dans le contexte actuel. Ils rappellent que le pays fait face à des urgences majeures, notamment en matière d’accès à l’eau potable, d’électricité et d’éducation — des revendications qui figuraient au cœur du mouvement populaire de septembre dernier.

De son côté, la présidence malgache se veut prudente. Elle précise qu’il ne s’agit, à ce stade, que d’une éventualité encore à l’étude et qu’aucun accord formel n’a été conclu. Madagascar entretient déjà des relations avec la Chine dans le domaine de la défense, à travers des échanges techniques, des appuis matériels et des coopérations ponctuelles, sans pour autant disposer d’un dispositif structuré de formation militaire.

Plusieurs acteurs de la société civile soulignent le flou entourant ce projet. Aucun détail précis n’a été communiqué, aucun contrat n’a été officialisé, et de nombreuses zones d’ombre subsistent quant aux intentions réelles du gouvernement ainsi qu’aux ressources qui pourraient être mobilisées pour une telle initiative.