Le Premier ministre indien Narendra Modi a déclaré dans la nuit du vendredi 31 juillet qu’il pardonnait aux étudiants qui avaient proféré des insultes à son encontre lors des récentes manifestations à New Delhi. Dans un message vidéo publié sur les réseaux sociaux, il les a qualifiés de jeunes « égarés », estimant qu’ils devaient être guidés plutôt que poursuivis et sanctionnés.
Les protestations avaient été déclenchées par la fuite de sujets d’examens nationaux, qui avait entraîné l’organisation d’une nouvelle épreuve pour environ deux millions d’étudiants. Le mouvement s’était ensuite étendu, donnant lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre et à des poursuites contre plusieurs manifestants. Il avait pris fin après la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan, et l’annonce de réformes du système d’examens.
Narendra Modi a reconnu que les propos tenus par certains manifestants ne correspondaient pas, selon lui, aux valeurs d’une société civilisée. Il a toutefois affirmé que les punir ou les contraindre à comparaître devant les tribunaux ne permettrait pas de résoudre la situation, appelant plutôt la société à les accompagner et à leur montrer « le bon chemin ».