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Fab: Le 23/03/2026 à 09:54 | MAJ à 23/03/2026 à 10:18
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Publié : Le 23/03/2026 à 09:54 | MAJ à 23/03/2026 à 10:18
Par : Melissa Rachel

Maurice accuse un retard alarmant dans la protection de ses mers et de sa biodiversité marine. Entre infrastructures incomplètes, pêche illégale et surveillance insuffisante, le pays est loin d’atteindre ses objectifs de conservation.

Moins de 1 % de sa zone économique exclusive, qui couvre 2,3 millions de km², est actuellement protégée, loin de l’objectif de 10 % fixé pour 2025. Le rapport d’audit 2024-2025 souligne l’absence de stratégie claire et de ressources dédiées. Les parcs marins de Blue Bay et Balaclava souffrent d’infrastructures incomplètes et de plans de gestion obsolètes.

À Balaclava, aucun centre n’a été construit depuis 25 ans, tandis qu’à Blue Bay, le centre livré en 2016 reste partiellement opérationnel. La surveillance est insuffisante : patrouilles réduites, absence de contrôle nocturne et équipements inutilisés. Les récifs coralliens sont dégradés et les données sur les stocks de poissons sont quasi inexistantes.

La pêche illégale persiste et certaines espèces, comme les concombres de mer et les oursins, sont menacées. La production locale ne couvre que 20 % des besoins, et l’aquaculture reste freinée par un cadre légal incomplet. Les autorités promettent de renforcer la surveillance et de finaliser le cadre réglementaire, mais les experts alertent : sans actions concrètes, la durabilité des ressources marines et la sécurité alimentaire du pays sont gravement compromises.