L’enquête sur le meurtre de Sivanee Saminaden, survenu le 4 janvier dernier à Petit-Raffray, connaît un sérieux ralentissement. En cause : le choix du principal suspect, Beltrami Bolzano Kemayou, un ressortissant camerounais âgé d’environ 24 ans, de garder le droit au silence lors de ses deux derniers interrogatoires, une posture qui complique considérablement le travail des enquêteurs.
Depuis son arrestation, Beltrami Bolzano Kemayou est entendu par la Major Crime Investigation Team du Surintendant Vikash Seebaruth, dans le cadre de cette affaire.
Cependant, lors des deux dernières séances d’interrogatoire, il a refusé de répondre aux questions, invoquant son droit constitutionnel au silence. Une décision légale, mais aux conséquences directes sur l’avancée de l’enquête.
Ce mutisme empêche notamment la reconstitution des faits, un exercice jugé essentiel par les enquêteurs pour établir avec précision le déroulement du drame, la chronologie des événements et les gestes ayant conduit à la mort de la victime. Sans la collaboration du suspect, cette étape clé ne peut, pour l’heure, être menée à bien.
La reconstitution aurait permis de consolider les éléments matériels déjà recueillis, de confronter les versions et de renforcer le dossier avant les prochaines étapes judiciaires. Son report entraîne donc un allongement du processus, au grand dam des proches de la victime et d’une population toujours sous le choc.