Aller au contenu principal
Accueil
Shane: Le 22/03/2026 à 08:49 | MAJ à 22/03/2026 à 09:05
Main picture
Publié : Le 22/03/2026 à 08:49 | MAJ à 22/03/2026 à 09:05
Par : La Redaction

Le rapport d’audit 2024-2025 met en lumière une utilisation préoccupante des fonds publics au sein du ministère de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche. Entre allocations massives, projets coûteux et stratégies encore en développement, les investissements se multiplient sans produire les résultats escomptés. Le document pointe des failles importantes dans les mécanismes de contrôle, un manque de suivi rigoureux ainsi qu’une absence d’évaluation de plusieurs initiatives financées par l’État.
Dans un contexte où ce ministère joue un rôle clé dans la sécurité alimentaire et le développement économique, ces lacunes soulèvent de sérieuses interrogations sur l’efficacité de la gestion des ressources publiques. Malgré les sommes engagées, la production locale reste insuffisante et certains projets peinent à atteindre leurs objectifs, mettant en évidence la nécessité d’une meilleure planification, d’une gouvernance renforcée et d’un suivi plus strict des dépenses publiques.

En effet, l’exemple le plus frappant concerne les allocations de mauvais temps : Rs 384 millions ont été versées à des pêcheurs, sans mécanisme rigoureux pour vérifier leur activité réelle. Le rapport souligne des failles majeures dans le système de contrôle, ouvrant la porte à des abus.
Côté projets, les résultats sont tout aussi mitigés. Le projet de cages flottantes, financé à hauteur de Rs 11 millions, n’a pas abouti, tandis que Rs 14,2 millions ont été dépensées pour les dispositifs de pêche (FADs) sans preuve d’efficacité. Le programme « Canotte », avec Rs 31,5 millions engagées, n’a pas fait l’objet d’une évaluation concrète.
Dans le cadre du développement du secteur, Rs 52 millions ont été allouées à des coopératives pour la pêche semi-industrielle, sans analyse approfondie de leur capacité à gérer ces investissements. Parallèlement, Rs 3,7 millions ont été consacrées à la préparation d’une stratégie nationale de l’économie bleue.
Malgré ces dépenses, la production locale reste insuffisante, obligeant Maurice à importer massivement du poisson. Le rapport pointe ainsi une gestion marquée par un manque de suivi, de planification et d’évaluation, compromettant l’efficacité des fonds publics investis dans un secteur pourtant stratégique.