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Thomas Jadoobur: Le 28/04/2026 à 09:31 | MAJ à 28/04/2026 à 09:44
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Publié : Le 28/04/2026 à 09:31 | MAJ à 28/04/2026 à 09:44
Par : Dooshina Appigadu

Un mois après le lancement de « Taxi by Alalila powered by Uber », le secteur du transport à Maurice est plongé dans une vive controverse. Pas moins de 243 chauffeurs de taxi ont saisi la Cour suprême pour contester la légalité de la plateforme, estimant qu’elle contrevient au système de base d’opération imposé par le Road Traffic Act. L’affaire, appelée le 27 avril devant le juge Azam Neerooa, a été renvoyée au 6 mai. Aucune mesure intérimaire n’a été accordée, permettant ainsi à la plateforme de poursuivre ses activités.

Les contestataires dénoncent une situation qu’ils jugent inéquitable et réclament une clarification urgente des autorités, voire une suspension temporaire du service.

Pour leurs représentants légaux, l’avoué Kaviraj Bokhoree et l’avocat Arun Binda, l’enjeu dépasse les seuls plaignants et concerne l’ensemble des chauffeurs du pays. Le ministre du Transport, Osman Mahomed, est d’ailleurs attendu sur ce dossier au Parlement ce mardi, où il devra apporter des éclaircissements sur la légalité et l’encadrement de la plateforme.

Sur le terrain pourtant, les indicateurs racontent une autre histoire. En moins d’un mois, plus de 550 chauffeurs se sont enregistrés sur la plateforme, tandis que l’application a franchi la barre des 17 000 téléchargements. Pour Logidis, opérateur local, il ne s’agit pas d’un bouleversement mais d’une évolution : digitaliser un système de réservation déjà existant, sans remettre en cause les bases d’opération.

Au-delà du bras de fer judiciaire, c’est le modèle même du secteur qui est remis en question. Une partie des chauffeurs, notamment dans les zones touristiques, bénéficie d’un flux régulier de clients, contrairement à ceux des régions urbaines et rurales où les taxis se font rares.

Dans ce contexte, la plateforme apparaît pour certains comme une opportunité de rééquilibrer l’offre et d’améliorer l’accès au service.