Aller au contenu principal
Accueil
Keshinee: Le 08/07/2026 à 08:45 | MAJ à 08/07/2026 à 08:46
Main picture
ANIL-BACHOO
Publié : Le 08/07/2026 à 08:45 | MAJ à 08/07/2026 à 08:46
Par : Dooshina Appigadu

Le cas de feu J.N.T. relance le débat sur la gestion des corps non réclamés dans les morgues des hôpitaux publics. Interpellé au Parlement par la députée Anabelle Savabaddy, hier, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a écarté toute négligence des services mortuaires dans cette affaire.

Le défunt avait été admis à l’hôpital Victoria le 8 octobre 2025, avant de décéder le 17 octobre. Selon les informations communiquées au Parlement, aucun proche ne lui aurait rendu visite durant son hospitalisation. Après l’autopsie, le corps avait été transféré à l’hôpital de Flacq, faute de place disponible à la morgue de Victoria.

Le ministre de la Santé, Anil Bachoo a expliqué que le retard dans la remise du corps à la famille est lié à des procédures d’identification et à des démarches administratives inhabituelles. « Aucune négligence n’a été constatée », a-t-il affirmé.

L’identification du défunt aurait nécessité l’intervention de la police, notamment à travers des empreintes. Le corps est ensuite resté plusieurs mois à la morgue, les funérailles n’ayant pu être organisées faute de famille formellement identifiée. Ce n’est que le 25 juin 2026 qu’une femme se présentant comme sa sœur a identifié le corps grâce à un tatouage sur la poitrine.

Concernant l’état de la dépouille, le ministre de la Santé a rappelé que les morgues hospitalières sont conçues pour une conservation de courte durée. « La réfrigération ralentit le processus de décomposition, mais ne l’arrête pas », a-t-il expliqué. Selon lui, une conservation prolongée peut entraîner des odeurs et des signes de décomposition, sans que cela ne constitue automatiquement une preuve de négligence.

Aucune enquête interne distincte n’a été ouverte par le ministère, aucune plainte écrite n’ayant été déposée. Une enquête policière est toutefois en cours.

Anil Bachoo a aussi révélé qu’environ 100 corps se trouvent actuellement dans les morgues publiques. Il a annoncé qu’une nouvelle chambre mortuaire est en cours d’installation à l’hôpital Dr A.G. Jeetoo et devrait être opérationnelle prochainement.

Interrogé sur d’éventuelles allégations de trafic de cadavres, le ministre a répondu : « Aucun cas de cette nature n’a jamais été signalé. »

Le corps de J.N.T. a finalement été remis à sa famille le 27 juin 2026, avec un permis d’inhumation pour le cimetière de Poudre-d’Or.