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Keshinee: Le 29/06/2026 à 07:56 | MAJ à 29/06/2026 à 07:58
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Publié : Le 29/06/2026 à 07:56 | MAJ à 29/06/2026 à 07:58
Par : Dooshina Appigadu

La réforme des pensions annoncée dans le Budget 2026-2027 s’impose comme l’un des dossiers les plus sensibles de cette rentrée politique. Au-delà du bras de fer entre gouvernement et syndicats, c’est toute la question du contrat social mauricien qui se pose : comment préserver la pension des aînés sans hypothéquer l’avenir des jeunes générations ?

Lors de son summing up des débats budgétaires, vendredi dernier, le Premier ministre Navin Ramgoolam a défendu la nécessité d’une réforme.

Selon lui, le système actuel n’est plus soutenable. Il a rappelé que le coût de la pension de vieillesse a fortement augmenté ces dernières années, exerçant une pression considérable sur les finances publiques. Le chef du gouvernement affirme avoir hérité d’une économie fragilisée, marquée par une dette élevée et des marges budgétaires limitées.

Face aux inquiétudes suscitées par le projet initial, Navin Ramgoolam a toutefois annoncé l’abandon définitif du « means test ». Mais il insiste : retirer ce mécanisme ne signifie pas renoncer à la réforme. Pour lui, le vieillissement de la population impose de revoir le système afin de garantir sa viabilité à long terme. Il dit vouloir protéger les plus vulnérables, tout en évitant que la facture ne soit transférée aux générations futures.

En face, la Plateforme syndicale commune maintient la pression. Elle estime que la pension universelle à 60 ans constitue un acquis social fondamental. Les syndicats redoutent qu’une réforme mal encadrée ne pénalise surtout les travailleurs aux revenus modestes et ceux exerçant des métiers pénibles, notamment dans la construction, l’agriculture, le transport, le nettoyage ou la sécurité.

les syndicats donnent rendez-vous devant l’Assemblée nationale ce lundi pour dire non au remplacement de la Basic Retirement Pension (BRP) prévu en janvier 2027.

Derrière les chiffres, il y a des vies : des travailleurs usés par des années d’effort, des familles qui comptent sur cette pension, mais aussi des jeunes qui devront financer le système de demain.

La vraie question est donc simple : quelle vieillesse Maurice veut-elle garantir à ses citoyens ?

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