Le marché pétrolier a connu un repli ce mercredi, directement influencé par l'annonce surprise de pourparlers diplomatiques menés sous l'égide de l'ONU entre les délégations américaine et iranienne. En matinée sur les places européennes, le Brent de la mer du Nord s'affichait à 98,41 dollars le baril. De son côté, le brut léger américain, le West Texas Intermediate (WTI), s'est établi à 95,21 dollars pour les contrats à terme du mois prochain. Une respiration pour les cours internationaux, le Brent ayant franchi à plusieurs reprises la barre des 100 dollars depuis l'éclatement du conflit au Moyen-Orient au mois de février.
C'est en marge d'un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky que Donald Trump a vendu la mèche devant les journalistes. Qualifiant cette réunion trilatérale de trois heures de "très bonne" et "très productive", il a également confirmé qu'un nouveau rendez-vous diplomatique était déjà planifié à court terme.
Ce signal d'apaisement tranche radicalement avec les postures belliqueuses affichées un peu plus tôt à la tribune des Nations unies. Le dirigeant américain y avait alors posé un ultimatum lourd de menaces, affirmant se trouver au pied du mur entre la signature d'un pacte avec Téhéran ou la perspective d’un anéantissement fulgurant du régime islamique.
Malgré ce dégel apparent, le terrain reste miné et les lignes bougent peu. Le blocus des ports iraniens orchestré par Washington répond symétriquement à la fermeture du stratégique détroit d'Ormuz verrouillé par le pouvoir iranien. En parallèle, la poudrière yéménite — où s'affrontent l'exécutif local appuyé par Riyad et les rebelles houthis téléguidés par Téhéran — continue de faire peser une menace directe sur les flux énergétiques transitant par la mer Rouge.