
Comment cela a-t-il été possible ? Tout simplement grâce au contact entretenu avec un ex‑ministre de sa localité.
C’était sous l’ancien régime et les langues commencent maintenant à se délier. Le policier P, recruté en 2014, a participé aux examens pour devenir sergent le 25 novembre 2023. Lorsque les résultats ont été proclamés le 12 mars 2024, il ne figurait pas dans la liste des promus.
Il, ou plutôt son père, n’a pas baissé les bras, nous raconte l’un de ses collègues. Étant agent d’un ancien ministre, celui‑ci a insisté pour que son fils devienne quand même sergent, mais en vain.
Or, à l’approche des législatives, l’ancien élu s’est fait un devoir de recontacter tous ceux qu’il n’avait pas pu « aider » et s’est alors penché sur le sort du policier pour lui donner satisfaction. Après un coup de fil, P est donc devenu sergent le 23 août 2024.
Lorsque ses collègues lui ont posé des questions, P a avoué qu’il était devenu sergent « by way of exams ». Cinq mois après ? ont objecté certains de ses collègues, qui, eux, n’avaient pas été promus lors des derniers examens. À cela, P a préféré invoquer son droit au silence…
Le nouveau sergent, et probablement le plus récent, est maintenant posté dans une station de l’Ouest après avoir été muté d’une unité spéciale, car il fréquentait trop certaines personnes peu recommandables, selon un policier. Ses amis se demandent désormais s’il ne va pas renouer ces liens en tant que sergent.