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Yudhisen Mardaymootoo: Le 19/06/2026 à 09:48 | MAJ à 19/06/2026 à 09:50
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Publié : Le 19/06/2026 à 09:48 | MAJ à 19/06/2026 à 09:50
Par : Dooshina Appigadu

La rupture d’un conduit de la Wastewater Management Authority (WMA) à Pointe-aux-Sables continue de susciter de nombreuses interrogations. Après le déversement d’eaux usées dans la région, Platform Moris Lanvironnman (PML) demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incident et sur les responsabilités engagées.

Selon l’organisation écologiste, il ne suffit pas de parler d’un simple accident. Il faut, dit-elle, remonter à la source du problème et établir clairement la chaîne de responsabilité. Le conduit endommagé faisait partie du réseau de collecte de la Waste Management Authority (WMA). Il acheminait des eaux usées domestiques, mais aussi des effluents industriels provenant de la zone de La Tour Koenig, vers la station de traitement de Montagne-Jacquot.

L’incident s’est produit lors de travaux de fouille destinés à poser des câbles électriques souterrains pour raccorder une ferme solaire à la sous-station du Central Electricity Board (CEB) de La Tour Koenig. Platform Moris Lanvironnman s’interroge : les vérifications nécessaires avaient-elles été faites avant le début des travaux ? Les autorités concernées avaient-elles délivré toutes les autorisations requises ? Et comment le contracteur a-t-il pu ignorer la présence d’un conduit aussi important à cet endroit ?

L’organisation pointe également des failles possibles dans l’étude d’impact environnemental. Selon elle, les travaux hors site, notamment le tracé des câbles sur plusieurs kilomètres, n’auraient pas été suffisamment analysés. Les risques liés aux excavations, aux nuisances pour les habitants, au trafic, à la pollution ou encore aux accidents éventuels auraient dû faire l’objet d’une étude plus détaillée.

Platform Moris Lanvironnman estime aussi que le public est en droit de savoir ce que contiennent les documents contractuels et le plan de gestion environnementale liés à ces travaux. L’organisation demande au ministère de l’Environnement de rectifier le tir et, si nécessaire, d’exiger une étude complémentaire sur les impacts environnementaux, sociaux et culturels du tracé.

Reste enfin la question du coût. Qui paiera pour le nettoyage, la mobilisation des autorités et les dégâts écologiques ? Pour Platform Moris Lanvironnman, le principe du pollueur-payeur doit s’appliquer. Cette affaire, estime l’organisation, doit servir d’avertissement : les projets de développement, même présentés comme verts, ne peuvent avancer sans rigueur, transparence et responsabilité.