
Le procès en appel de Bernard Maigrot s’est poursuivi ce jeudi devant la Criminal Court of Appeal, devant la cheffe juge Rehana Mungly-Gulbul et les juges Keysnatee Bissoonauth et David Chan Kan Cheong.
Apres les soumissions écrites déposées des deux parties mardi et mercredi, les derniers plaidoyers ont eu lieu ce jeudi.
L’audience a débuté aux alentours de 10 h 30 pour prendre fin à 15 h.
Le King's Counsel Matthew Sherratt a tout d’abord répondu au plaidoyer de la poursuite soumis hier par le Directeur des poursuites publiques, Me Rashid Ahmine.
Matthew Sherratt a affirmé que les preuves ADN retrouvées et utilisées dans le cadre de cette affaire devaient être divulguées. Selon l’avocat anglais, il serait important de savoir quand et comment l’ADN était présent.
Lors de sa réponse, Matthew Sherratt a également fait ressortir que Bernard Maigrot avait menti sur sa relation amoureuse avec la victime, mais que ce dernier avait été considéré comme un menteur dans toute l’affaire. Il a également rappelé que les aveux fournis avaient été faits après avoir été torturé. L’avocat de Bernard Maigrot a conclu en disant que la présence d’ADN sur les lieux ne prouvait pas qu’il était le meurtrier.
De son côté, Me Rashid Ahmine a répondu aux différents points mis en avant par la défense.
Le DPP a expliqué que la poursuite n’avait aucune obligation légale de confronter l’accusé aux preuves pendant l’enquête, mais plutôt pendant le procès.
Me Rashid Ahmine a également expliqué que Bernard Maigrot n’avait pas donné d’alibi car, selon lui, c’était à la poursuite d'apporter la preuve de sa culpabilité.
La thèse de la montre volée, évoquée hier par le King's Counsel Matthew Sherratt, a été balayée par le DPP puisque qu'une bague en or sertie d'une pierre précieuse a été retrouvée dans la maison, ce qui écarte la thèse du vol qui aurait mal tourné.
Point marquant de cette audience finale : l’absence d’ADN sur la serviette qu’aurait utilisée Bernard Maigrot un jour avant le meurtre, mais la présence de son ADN sur plusieurs autres objets analysés.
Après avoir écouté les plaidoyers des deux parties, la cheffe juge a décidé de communiquer le jugement par circulaire.
Les avocats de Bernard Maigrot ont cependant demandé un droit de réponse suite à la réplique du DPP.