Faut-il rendre public le National Crime Agency Bill avant même son introduction au Parlement ? La question fait débat après la requête formulée par Rama Valayden. Dans une lettre adressée à l’Attorney General, Gavin Glover, l’ancien titulaire du poste demande que le projet de loi soit publié suffisamment tôt afin de permettre son examen et la formulation de propositions avant son arrivée au Parlement.
Une démarche qui trouve un écho favorable auprès de plusieurs professionnels du droit, qui plaident eux aussi pour une consultation en amont. Cette requête intervient alors que les travaux parlementaires ont été ajournés au mardi 20 octobre 2026, à 11 h 30.
Pour Rama Valayden, compte tenu de « l’importance et de la portée » de ce texte, présenté comme une réforme majeure de la lutte contre la criminalité, le public devrait disposer de suffisamment de temps pour en prendre connaissance et en examiner les dispositions.
Une position également partagée, à titre personnel, par Me Yatin Varma, secrétaire du Bar Council et ancien Attorney General.
Du côté des Nouveaux Démocrates, leur leader, Me Khushal Lobine, va plus loin. Il plaide pour « une campagne d’explication majeure » auprès de la population, estimant que celle-ci est directement concernée.
Même son de cloche du côté de Paul Bérenger, du Fron Militan Progresis (FMP), qui se prononce lui aussi en faveur d’un débat en amont sur le texte.
Consultation, transparence et explications : autant de demandes formulées avant que le texte ne franchisse les portes du Parlement.