Le rapport de l’Audit 2024-2025 met en lumière de graves dysfonctionnements au sein de plusieurs services stratégiques de l’État. Les constats concernent notamment le département des douanes, la force policière et le service pénitentiaire, où des manquements répétés, des failles sécuritaires et une gestion discutable des fonds publics ont été relevés.
Dépenses jugées inutiles, équipements non opérationnels, irrégularités dans la collecte de revenus et lacunes dans les systèmes de contrôle : autant d’éléments qui traduisent des dérives persistantes. Ces défaillances, déjà pointées dans des rapports précédents, continuent de peser lourdement sur l’efficacité des institutions concernées et sur les finances publiques.
Au niveau du département des Douanes, les arriérés de revenus continuent de croître, illustrant des failles dans le recouvrement et le suivi des recettes. Des insuffisances sont également relevées dans le contrôle de certaines taxes, notamment sur les produits sucrés, fragilisant les finances publiques.
Du côté de la force policière, l’Audit met en lumière des dépenses inutiles significatives. Un équipement spécialisé acquis pour Rs 21 millions demeure non opérationnel, tandis qu’un dispositif acheté pour Rs 12,8 millions est jugé défectueux. À cela s’ajoutent des irrégularités dans la collecte de revenus estimées à Rs 31,8 millions dans la division nord.
Concernant le service pénitentiaire, des failles de sécurité sont relevées, notamment à la prison de Melrose. L’Audit pointe aussi des lacunes dans la gestion de 295 caméras de surveillance IP à Beau-Bassin ainsi que des équipements de contrôle défectueux, compromettant l’efficacité du dispositif sécuritaire.
Ces éléments traduisent un manque persistant de rigueur administrative et de suivi des recommandations, malgré leur récurrence dans les précédents rapports.