La détermination des syndicats reste intacte. Réunis hier dans les rues de Port-Louis, les dirigeants syndicaux ont affiché un front commun contre la réforme des pensions, avertissant que la mobilisation est loin d'être terminée. Saluant la forte participation des travailleurs, des jeunes, des étudiants, des retraités, de simples citoyens et de représentants de plusieurs partis politiques, ils ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le combat et d'accentuer la pression sur le gouvernement.
D’ailleurs, la manifestation s'est achevée par un vote à main levée. Les participants ont massivement approuvé le principe d'une grève générale.
Haniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress, est catégorique : « N'import kan gouvernman pou fer dominer eklepep, nou pou lorsemin pou montre noumékontantman. »
De son côté, le négociateur syndical Atma Shanto déplore l'absence de véritable concertation. Il affirme toutefois que le combat est loin d'être terminé.
Pour Clency Bibi, président de la General WorkersFederation, l'espoir né en 2024 s'est aujourd'hui transformé en amertume.
Pour sa part, Reaz Chuttoo, porte-parole de la CTSP, a vivement critiqué les annonces faites par le ministre Ashok Subron lors de sa dernière conférence de presse.
La manifestation s'est achevée par un vote à main levée. Les participants ont massivement approuvé le principe d'une grève nationale. Les syndicats doivent désormais définir les modalités de cette nouvelle action dans les prochains jours, a indiqué Reaz Chuttoo.