À Maurice, le récent cas d’un Camerounais de 24 ans, en situation irrégulière depuis 2023 et accusé d’avoir tué sa concubine à Petit-Raffray, tout en étant impliqué dans des agressions sur une femme à Calodyne et un adolescent de 17 ans à Anse-la-Raie, soulève de vives interrogations sur la gestion des ressortissants étrangers en situation irrégulière.
L’avocat Neelkanth Dulloo, après avoir consulté les autorités, du Passport and Immigration Office, souligne que Maurice applique une politique stricte envers les étrangers en situation irrégulière, mais qu’elle reste moins efficace que les campagnes très médiatisées menées par l’administration Trump aux États-Unis avec l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), ou par le UK Border Patrol au Royaume-Uni.
Pour renforcer l’efficacité des mesures à Maurice, Me Dulloo estime qu’une plus grande participation du public est nécessaire, notamment pour signaler les situations à risque et soutenir le travail des autorités.
Selon Me Neelkanth Dulloo, il y a deux raisons de placer quelqu’un en prison : envoyer un signal fort à la société et protéger la population. Par ailleurs, l’avocat critique le silence du Commissaire de police sur des questions de law and order qui continuent de gangrener la société mauricienne.
Me Neelkanth Dulloo lance un appel direct au Commissaire de police : il invite ce dernier à s’exprimer publiquement pour présenter la politique prévue pour 2026. Il plaide pour la mise en place d’une politique dissuasive et fondée sur la responsabilité, avertissant que, sans actions concrètes, de nombreuses vies pourraient être perdues.