Les crimes violents continuent d’alimenter l’inquiétude à Maurice. Le meurtre de Soobhawtee Jugessur, 63 ans, retrouvée sans vie à son domicile à Petit-Raffray le 19 juin, a une nouvelle fois relancé le débat sur la sécurité publique.
Depuis le début de l’année, 16 meurtres ont déjà été enregistrés à Maurice, contre 22 pour l’ensemble de l’année 2025. Face à cette situation, le Budget 2026/2027 consacre Rs 14,2 milliards au renforcement du maintien de l’ordre public. Modernisation des équipements, renforcement des capacités des forces de l’ordre et investissements dans la sécurité figurent parmi les priorités. Mais ces mesures suffiront-elles à faire reculer durablement la criminalité ?
Plusieurs auditeurs de Top FM estiment qu’il est nécessaire de renforcer la présence policière sur le terrain et de durcir certaines sanctions. Pour eux, une plus grande visibilité des forces de l’ordre pourrait contribuer à prévenir certains actes criminels.
Pour Ranjit Jokhoo, ancien enquêteur de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et du Central CID, le renforcement des moyens accordés à la police constitue une avancée positive.
L’avocat Me Somand Kumar Adheen estime qu’il est indispensable d’agir sur les causes profondes du phénomène, notamment par l’éducation, la sensibilisation au respect de la loi et une meilleure compréhension des conséquences des actes criminels.
Même constat du côté de la psychothérapeute Virginie Saramandif, qui estime que la prévention, l’accès aux soins en santé mentale et la lutte contre les préjugés doivent faire partie intégrante d’une stratégie durable de réduction de la criminalité.