Figure incontournable du Mouvement Militant Mauricien, Paul Bérenger a une nouvelle fois rebattu les cartes de la scène politique. Vendredi, dans un climat déjà marqué par des tensions croissantes, il a officialisé sa démission de son poste de Premier ministre adjoint, ouvrant une période d’incertitude.
Mais ce départ ne fait pas l’unanimité au sein même de son camp. Alors que le leader du MMM claque la porte du gouvernement, seize de ses membres choisissent de rester en poste, dont des figures proches comme Rajesh Bhagwan, Deven Nagalingum ainsi qu’Ajay Gunness.
Ce revirement majeur sur l’échiquier politique soulève désormais une interrogation centrale : quel avenir pour le MMM et quelles recompositions attendre sur la scène politique mauricienne ?
Pour Nita Deerpalsingh, ancienne députée du Parti travailliste, le maintien des seize membres du MMM au sein du gouvernement pourrait leur coûter cher politiquement. Selon elle, ces derniers auraient perdu du poids aux yeux du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, et le chef du gouvernement pourrait ainsi désigner un nouveau Premier ministre adjoint issu du Parti travailliste.
Pour sa part, Jean-Claude Barbier, ex-député MMM, estime que les seize membres restés en poste respectent avant tout un engagement politique. Leur présence au sein de l’exécutif vise à faire avancer des dossiers majeurs, notamment la réforme électorale.
De son côté, Dev Sunassy, dirigeant de Linion Moris, rappelle que depuis novembre 2025, Paul Bérenger évoque des cas de corruption ainsi que l’affaire dite de «la bande des cinq». Selon lui, le moment est désormais venu de faire toute la lumière sur ces accusations.