José Arunasalom, ancien chairman de la Tourism Authority, a finalement soumis sa lettre de démission ce mardi 24 mars, après plusieurs semaines de tensions et de controverses au sein de l’organisme qu’il présidait à temps partiel.
Nommé le 8 janvier 2025 à la tête du conseil d’administration, il s’est rapidement retrouvé au cœur de nombreuses doléances émanant du personnel. Des plaintes, tant écrites que verbales, faisaient état de propos jugés déplacés, d’un manque de respect, d’intimidations, ainsi que d’ingérences dans la gestion administrative.
Intervenant au Parlement la semaine dernière, le ministre du Tourisme Richard Duval avait tenu à clarifier la situation. Il avait rappelé que « les employés relèvent administrativement du directeur » et qu’un président à temps partiel « n’a pas autorité pour leur donner des directives », confirmant ainsi les dépassements reprochés à José Arunasalom.
Par ailleurs, plusieurs cas de harcèlement présumé ont été signalés. Des plaintes ont notamment été consignées à la police et au bureau du Travail.
Face à la gravité des accusations, Richard Duval avait annoncé avoir mis fin au mandat de José Arunasalom le 27 février 2026, conformément aux dispositions légales. Toutefois, des démarches auraient été entreprises en coulisses pour faire annuler cette décision, lui permettant de reprendre temporairement ses fonctions.
Le dossier a ensuite été examiné en Conseil des ministres le 6 mars, aboutissant à sa suspension immédiate et à l’ouverture d’une enquête, menée en consultation avec le bureau de l’Attorney General.
Selon des sources concordantes, cette démission intervient dans un contexte politique tendu, marqué notamment par l’implication supposée de Paul Bérenger. Ce dernier aurait tenté d’intervenir afin de maintenir son proche collaborateur à son poste. Toutefois, la récente démission de Paul Bérenger lui-même pourrait avoir précipité l’issue de ce dossier. Et, ce mardi, José Arunasalom a soumis sa démission en tant que président de la Tourism Authority.