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Yudhisen Mardaymootoo: Le 22/09/2026 à 10:17 | MAJ à 22/09/2026 à 10:19
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Publié : Le 22/09/2026 à 10:17 | MAJ à 22/09/2026 à 10:19

Maurice veut renforcer son dispositif de lutte contre la traite des personnes. Les principaux acteurs concernés se sont réunis pour identifier les lacunes en matière de formation et définir les priorités d’un programme national de développement des capacités sur trois ans.

L’objectif : mieux outiller les institutions et les professionnels, de la prévention et l’identification des victimes à leur protection, aux enquêtes et aux poursuites.

Organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cet atelier a réuni des représentants du gouvernement, des forces de l’ordre, du secteur judiciaire, de la société civile et du secteur privé.

Pour Alia Hirji, cheffe de mission de l’OIM à Maurice et aux Seychelles, l’efficacité de cette lutte repose non seulement sur les lois et les politiques, mais aussi sur les compétences et les capacités des institutions chargées de leur mise en œuvre.

L’évaluation des besoins en formation menée par l’Organisation internationale pour les migrations entre juin et juillet 2026 met en lumière plusieurs défis. Vingt consultations ont été réalisées auprès de différents acteurs, dont trois à Rodrigues. Les participants ont notamment évalué leur niveau de connaissance de la traite des personnes à une moyenne de 57 %.

Autre constat : 41 % des personnes interrogées n’avaient jamais entendu parler du National Referral and Reporting Mechanism, le mécanisme national d’orientation et de signalement, avant de répondre au questionnaire.

Ces résultats ont servi de base aux échanges lors de l’atelier. Les participants ont confronté les conclusions de l’évaluation aux réalités du terrain afin d’identifier les domaines nécessitant un renforcement des connaissances, des compétences pratiques et des capacités institutionnelles.

Un programme national de développement des capacités sur trois ans est désormais proposé. Une formation commune sur la traite des personnes et le mécanisme national d’orientation et de signalement devrait constituer la première étape, avant la mise en place de formations spécialisées adaptées aux différents corps professionnels.