Alors que plus de 75 000 tonnes de déchets plastiques sont générées chaque année à Maurice, le gouvernement entend accélérer sa transition vers une économie circulaire. Lors de sa réunion de vendredi dernier, le Conseil des ministres a approuvé la signature d'un document de projet entre le ministère de l'Environnement et l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI/UNIDO), avec le soutien financier du gouvernement japonais. Cette initiative intervient dans un contexte où la pression sur la gestion des déchets plastiques ne cesse de s'accentuer.
Selon les derniers chiffres du ministère de l'Environnement, entre 71 000 et 75 000 tonnes de plastique, soit 61 % des déchets plastiques produits à Maurice, sont enfouies chaque année. De ce fait, le projet Maurice-Japon vise à renforcer les partenariats entre les entreprises mauriciennes et japonaises afin de favoriser le transfert de technologies, les investissements et l'adoption de pratiques innovantes en matière de gestion et de recyclage des déchets plastiques.
Une première étape sera franchie dès le 8 juillet, avec un séminaire d'affaires organisé à Tokyo, destiné à présenter aux entreprises japonaises les opportunités d'investissement à Maurice dans le secteur de l'économie circulaire. Un second rendez-vous est déjà prévu du 23 au 25 novembre, avec un programme d'échanges technologiques réunissant des représentants du gouvernement, des entreprises privées, des PME, des start-up ainsi que des entreprises dirigées par des femmes.
Cette collaboration intervient également quelques semaines après les annonces du Budget 2026-2027, qui prévoit notamment l'extension, à compter du 1er octobre prochain, de la taxe d'accise de Rs 2 à toutes les bouteilles en plastique, quel que soit leur contenu. Une mesure présentée par le gouvernement comme un levier pour réduire la pollution plastique, mais qui suscite déjà des débats entre impératifs environnementaux et préoccupations liées au pouvoir d'achat.
À travers ce partenariat avec le Japon, le gouvernement espère non seulement réduire la pollution plastique, mais aussi attirer de nouveaux investissements, stimuler l'innovation et faire de Maurice une référence régionale en matière d'économie circulaire et de développement industriel durable.