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Sahil Jeemon: Le 29/07/2026 à 13:52 | MAJ à 29/07/2026 à 13:53
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Publié : Le 29/07/2026 à 13:52 | MAJ à 29/07/2026 à 13:53

Le recrutement des travailleurs étrangers est désormais soumis à un encadrement plus strict. Répondant aux questions parlementaires à l'Assemblée nationale ce mardi, le ministre du Travail, Reza Uteem, a rappelé que le recours à une agence de recrutement privée agréée est désormais la règle pour toute entreprise souhaitant recruter des travailleurs non-citoyens.

Cette mesure, entrée en vigueur en mai dernier, vise à garantir un recrutement éthique et transparent, tout en protégeant les travailleurs migrants contre l'exploitation, la traite des êtres humains, le travail forcé et les frais de recrutement abusifs. « Le recours à une agence agréée est au cœur de notre engagement en faveur d'un recrutement juste, transparent et éthique », a souligné le ministre. Il a toutefois précisé que le recrutement direct pourra être autorisé, au cas par cas, par le Permanent Secretary, notamment pour des profils hautement spécialisés, des transferts au sein d'un même groupe d'entreprises ou encore certaines professions, comme les prêtres, les jockeys ou les sportifs.

Reza Uteem est également revenu sur les Centralised Lodging Accommodation Regulations 2026, entrés en vigueur le 30 juin dernier. Ces nouveaux règlements permettent à des établissements détenant un permis d'héberger, dans un même complexe, des travailleurs étrangers employés par différentes entreprises.

Le ministre a expliqué que ces hébergements devront répondre à des normes minimales afin de garantir des conditions de vie décentes aux travailleurs migrants. Ils devront notamment être équipés d'une connexion Internet et du Wi-Fi, d'espaces de loisirs communs, d'une cuisine, d'une salle à manger, d'installations sanitaires adéquates ainsi que d'espaces de lavage et de séchage.

Enfin, Reza Uteem a indiqué qu'à ce jour, aucune demande n'a encore été soumise à son ministère pour exploiter un hébergement centralisé. Il a ajouté qu'il n'existe, pour l'instant, aucune politique nationale limitant leur concentration dans une même localité, cette responsabilité relevant des autorités locales chargées de délivrer les permis d'aménagement.