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Yudhisen Mardaymootoo: Le 28/06/2026 à 07:31 | MAJ à 28/06/2026 à 07:34
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Publié : Le 28/06/2026 à 07:31 | MAJ à 28/06/2026 à 07:34

Quelques heures seulement après les signaux encourageants laissant entrevoir un rapprochement historique entre Washington et Téhéran, la tension est brusquement remontée d’un cran.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump a annoncé que les forces américaines avaient mené de nouvelles frappes contre des installations militaires iraniennes, accusant Téhéran d’avoir violé une nouvelle fois l’accord de cessez-le-feu en cours de négociation.

Cette déclaration intervient alors que, depuis 24 à 48 heures, les deux pays semblaient se rapprocher d’un protocole d’accord portant notamment sur la réouverture du détroit d’Ormuz, un moratoire sur le programme nucléaire iranien, une levée progressive de certaines sanctions et la création d’un vaste mécanisme d’investissements internationaux destiné à favoriser la réintégration économique de l’Iran.

Mais ces progrès diplomatiques apparaissent désormais fragilisés par une série d’incidents militaires signalés dans le Golfe et par les désaccords persistants sur les modalités d’application du futur accord.

Donald Trump a écrit :

« Les avions des États-Unis viennent de frapper des sites iraniens de stockage de missiles et de drones, ainsi que des installations radar côtières, pour avoir violé, ENCORE UNE FOIS, l’accord de cessez-le-feu ! Il est tout à fait possible qu’ils n’apprennent jamais ! Il pourrait arriver un moment où nous ne serons plus en mesure de faire preuve de retenue et où nous serons contraints d’achever militairement le travail que nous avons commencé avec beaucoup de succès. Si cela devait arriver, la République islamique d’Iran n’existera plus. »

Cette déclaration constitue l’avertissement le plus sévère lancé par Donald Trump depuis l’annonce, dimanche, d’un accord de principe avec l’Iran. Elle illustre la fragilité extrême du processus diplomatique engagé ces derniers jours et souligne que, malgré les avancées annoncées, la menace d’une reprise des hostilités demeure bien réelle.

Les marchés financiers suivront désormais de très près la réaction de Téhéran, toute nouvelle escalade militaire étant susceptible de remettre en cause les espoirs de réouverture du détroit d’Ormuz et de raviver les tensions sur les marchés du pétrole, de l’or et des devises.