Depuis le début du troisième trimestre, le téléphone portable est interdit dans les établissements scolaires. Une semaine après l’entrée en vigueur de cette mesure, les premiers constats sont partagés. Si certains y voient un moyen de renforcer la discipline et la concentration, d’autres s’interrogent sur les difficultés qu’elle peut entraîner au quotidien, notamment pour les élèves et les enseignants.
Pour Natacha, étudiante en Grade 12, l’adaptation est loin d’être évidente. Elle explique avoir pris l’habitude d’utiliser son téléphone pendant les récréations, mais également durant les périodes libres pour effectuer des recherches ou réviser. L’interdiction l’oblige ainsi à revoir certaines de ses habitudes.
Cédric Lisette, professeur au collège Bhujoharry, reconnaît que le téléphone peut être une source de distraction pour les élèves. Il s’interroge toutefois sur l’application de cette mesure au personnel enseignant. Les professeurs utilisent également leur téléphone dans le cadre professionnel, fait-il ressortir.
Pour Arvind Bhojun, président de l'Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) cette nouvelle réalité implique également un retour à certaines méthodes traditionnelles. Les enseignants doivent davantage privilégier le papier, les cahiers et les supports physiques.
Du côté du Service diocésain de l’éducation catholique (SEDEC, Clive Anseline chargé de communication souligne que, dans les collèges catholiques, des règles encadrant l’utilisation du téléphone portable existaient déjà. La nouvelle structure légale vient donc, selon lui, compléter les dispositions en place et apporter davantage de rigueur.
Après une première semaine, l’interdiction semble ainsi faire son chemin dans les établissements, mais elle ne fait pas l’unanimité.