Le marché de l’or entame la semaine sur une note négative. Le métal précieux poursuit son repli et passe sous la barre des 4 400 dollars l’once, prolongeant une série de pertes qui s’étend désormais sur quatre semaines consécutives. Ce mouvement intervient dans un environnement marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient, lesquelles contribuent à la hausse des coûts énergétiques et ravivent les inquiétudes liées à l’inflation.
Toutefois, contrairement à son statut habituel de valeur refuge, l’or ne bénéficie pas de ce contexte incertain. La perspective de politiques monétaires plus restrictives pèse lourdement sur les cours. Les marchés anticipent un maintien, voire un durcissement, des taux d’intérêt par les principales banques centrales. Une situation défavorable pour l’or, qui ne génère pas de rendement et devient moins attractif face à des placements rémunérés. La progression des rendements obligataires, combinée à la solidité du dollar, accentue encore la pression à la baisse.
Après une année 2025 marquée par une forte progression, les investisseurs prennent leurs bénéfices, alimentant le recul du métal précieux. Sur la dernière semaine, l’or a déjà perdu plus de 10 %, l’une des corrections les plus marquées de ces derniers mois. À court terme, les analystes estiment que la tendance reste orientée à la baisse, dans un marché toujours dominé par l’évolution des taux et du billet vert.