Le Domestic Abuse Bill 2026 s’apprête à franchir une étape déterminante avec sa présentation en deuxième lecture ce mardi 30 juin à l’Assemblée nationale. Ce texte vise à consolider l’arsenal juridique mauricien en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, notamment à travers l’introduction du concept de viol conjugal dans la législation.
Dans ce contexte, des experts ont été sollicités afin d’apporter leur éclairage et de nourrir le débat autour de la question du viol conjugal et de ses implications juridiques et sociales.
La fondatrice de Passerelle, Mélanie Valère-Cicéron, souligne que le mariage ne peut être assimilé à un consentement permanent, rappelant que, concernant le viol conjugal, le corps de la femme reste sous son entière disposition.
L’avocat Somand Kumar Adheen insiste sur la nécessité d’un suivi strict des enquêtes et de sanctions effectives contre les auteurs présumés.
De son côté, Mottee Prisheela, présidente de Raise Brave Girls, se dit confiante dans la capacité des autorités à mener des enquêtes sérieuses en cas de viol conjugal et à garantir une prise en charge adéquate des victimes.