Le Shelter Cap l’Espoir, anciennement connu sous le nom de L’Oiseau du Paradis, se retrouve une nouvelle fois sous les projecteurs. Une employée du centre, exerçant comme « caregiver », a déposé une plainte au poste de police de Grand-Baie pour un vol de Rs 1 500 survenu le dimanche 4 janvier 2026.
Selon la plaignante, l’argent aurait été dérobé par des jeunes hébergés au centre, âgés de 15 à 17 ans. Les informations recueillies indiquent que la somme aurait été utilisée pour l’achat de bière et de cigarettes. Les adolescents seraient ensuite sortis illégalement du refuge en escaladant un mur équipé de barres de sécurité. C’est le personnel du centre qui aurait surpris les jeunes en état d’ébriété à leur retour.
Contacté par téléphone, la ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être familial, Arianne Navarre Marie a confirmé être informé de l’incident. Selon le ministère, les enfants de Cap l’Espoir font l’objet d’une surveillance policière accrue depuis le 26 décembre 2025. Toutefois, malgré ces mesures, certains parviennent toujours à quitter le centre sans autorisation, un problème qualifié de récurrent.
Le ministère rappelle que les mineurs hébergés au refuge proviennent, pour la plupart, de milieux familiaux marqués par des situations d’abus, de violences, de maltraitance ou de graves difficultés parentales. Des solutions seraient actuellement à l’étude, notamment le transfert éventuel de certains enfants vers d’autres structures d’accueil. Il est toutefois précisé que ces mineurs ne peuvent être expulsés du centre, bénéficiant de la haute protection de l’État.