Affaire Dreamer — Plus d’une tonne de cannabis destinée à Maurice : Des embarcations volées auraient servi à récupérer la drogue en haute mer
Comment plus d’une tonne de cannabis aurait-elle été acheminée vers Maurice, puis récupérée en haute mer ? Depuis l’interception du yacht Dreamer, le 21 octobre dans les eaux mauriciennes, l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) tente de reconstituer le dispositif maritime du réseau présumé.
Quatre Mauriciens sont soupçonnés d’avoir participé à la récupération de colis de drogue. Selon les éléments de l’enquête, ils auraient utilisé des embarcations volées pour prendre possession de la cargaison en mer avant de l’acheminer à terre.
Les investigations doivent préciser les conditions de ces transferts, identifier les bateaux mobilisés et établir les responsabilités de chacun. Les enquêteurs cherchent également à déterminer si les quatre suspects intervenaient uniquement dans le transport des colis ou assumaient d’autres fonctions.
Trois embarcations, dont le Dreamer, ont été placées sous scellés. Elles constituent un volet important des vérifications destinées à retracer les déplacements et à comprendre l’organisation présumée de cette opération.
À bord du yacht, plusieurs sommes d’argent en devises étrangères ont été découvertes. Leur provenance et leur éventuel lien avec le trafic présumé restent à établir. Les téléphones portables du capitaine et des six membres d’équipage ont été saisis et placés sous scellés.
L’exploitation de ces appareils pourrait éclairer les contacts noués avant l’interception, les instructions éventuellement échangées et les relations entre les différents suspects. Elle pourrait permettre de confronter leurs déclarations aux autres éléments recueillis.
Neuf ressortissants thaïlandais sont détenus : le capitaine, six membres d’équipage et deux autres personnes arrêtées à l’aéroport alors qu’elles tentaient de quitter le territoire.
Un officier affecté à l’Operations Room de la National Coast Guard (NCG) a été arrêté. Il est soupçonné d’avoir communiqué des informations confidentielles concernant les patrouilles et les stratégies opérationnelles des garde-côtes à des trafiquants présumés.
L’enquête doit établir si ces éventuels renseignements ont facilité les déplacements du réseau. Au total, quatorze suspects sont maintenus en détention sous des accusations provisoires liées à la drogue.