Centre financier : la hausse des frais FSC fait trembler le Global Business à Maurice…
La hausse des frais de licences de la Financial Services Commission (FSC), continue de susciter des réactions dans le secteur du Global Business. Après les préoccupations exprimées par Mauritius Finance, c'est au tour de l'avocat, député et leader des Nouveaux Démocrates, Khushal Lobine, de tirer la sonnette d'alarme. Selon lui, cette décision pourrait avoir des conséquences sur la compétitivité du centre financier international mauricien.
La FSC a récemment revu à la hausse les frais applicables à several catégories de licences. Certaines augmentations atteignent environ 35 %, tandis que celles concernant les Authorised Companies peuvent aller jusqu'à 300 %.
Pour Khushal Lobine, le problème ne réside pas uniquement dans ces hausses, mais aussi dans le fait qu'elles auraient été décidées sans véritable consultation des opérateurs du secteur. Il estime qu'un dialogue entre les autorités et les professionnels est indispensable avant toute mesure ayant un impact économique important.
Mauritius Finance partage cette inquiétude. L'organisation, qui représente les principaux acteurs du secteur financier, appelle elle aussi à une concertation afin d'évaluer les effets de ces nouvelles redevances sur l'attractivité de la juridiction mauricienne.
Le député rappelle que le Global Business représente près de 13 % du produit intérieur brut, génère environ 15,4 milliards de roupies de recettes fiscales chaque année, contribue à près de 60 % des recettes de l'impôt sur les sociétés et fait vivre près de 20 000 personnes, principalement de jeunes professionnels mauriciens.
Le leader des Nouveaux Démocrates souligne également que Maurice évolue aujourd'hui dans un environnement très concurrentiel, où des juridictions comme Dubaï, Singapour, l'Inde, le Rwanda ou encore les Seychelles cherchent à attirer davantage d'investisseurs internationaux.
Sans remettre en cause le rôle du régulateur, Khushal Lobine estime qu'il est essentiel de trouver un équilibre entre une réglementation rigoureuse et la compétitivité économique. Il appelle ainsi le gouvernement, la FSC et les représentants du secteur à engager rapidement des discussions afin de préserver l'attractivité du centre financier international, un pilier de l'économie mauricienne depuis plus de trente ans.