Nouveau scandale royal au Royaume-Uni : l’ancien prince Andrew dans la tourmente pour des frais de massage imputés à des fonds publics
Nouveau coup dur pour la monarchie britannique. Andrew Mountbatten-Windsor, anciennement connu sous le titre de prince Andrew, a été arrêté la semaine dernière, le jour de son 66ᵉ anniversaire, dans le cadre d’une enquête pour suspicion d’abus de fonction publique.
L’ancien duc, qui avait occupé le poste d’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international, est soupçonné d’avoir commis des manquements dans l’exercice de ses fonctions. Il est notamment accusé d’avoir partagé des informations confidentielles avec le financier américain Jeffrey Epstein durant son mandat.
Après plusieurs heures de garde à vue, il a été relâché sous enquête. Aucune inculpation n’a été annoncée à ce stade.
Parallèlement à ces accusations, de nouvelles révélations alimentent la polémique. Selon d’anciens hauts fonctionnaires britanniques, les déplacements internationaux d’Andrew ainsi que les frais liés à son personnel d’accompagnement étaient financés par les contribuables.
La BBC cite notamment un ancien fonctionnaire du département britannique du Commerce, en poste au début des années 2000, qui affirme avoir été choqué par une demande de prise en charge de “services de massage” présentée par Andrew. Ce responsable assure avoir refusé de valider la dépense, avant d’être finalement désavoué par des supérieurs hiérarchiques, qui auraient autorisé le paiement.
Interrogé sur ces accusations de facturation de massages et de frais de voyage jugés excessifs aux contribuables, Downing Street a refusé de commenter.
Le porte-parole officiel du Premier ministre britannique Sir Keir Starmer a déclaré :
« Comme pour toute allégation spécifique dans cette affaire, il appartient à la police d’examiner les faits. Il ne m’appartient pas de commenter ou de faire un suivi en direct d’une enquête policière en cours. »
Il a toutefois assuré que le gouvernement était prêt à coopérer pleinement avec les autorités :
« Sur le principe général de savoir si le gouvernement est disposé à assister la police dans ses investigations, la réponse est – et a toujours été – oui. »
Cette nouvelle affaire vient fragiliser davantage l’image d’Andrew Mountbatten-Windsor, déjà éclaboussé par ses liens passés avec Jeffrey Epstein. Elle place également la monarchie britannique dans une position délicate, à un moment où la transparence et la responsabilité des personnalités publiques font l’objet d’une attention accrue.