Dans un climat géopolitique sous haute tension, Donald Trump hausse le ton et presse ses alliés de sécuriser le stratégique détroit d'Ormuz, artère vitale par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial.
Fermé depuis le début du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, ce passage maritime est devenu l’épicentre d’une crise énergétique aux répercussions mondiales. Depuis la Maison Blanche, le président américain n’a pas caché son irritation, fustigeant le manque d’engagement de certains partenaires historiques, tout en exhortant plusieurs puissances, de l’Europe à l’Asie, à déployer des moyens militaires pour rétablir la circulation.
Mais l’appel de Washington semble, pour l’heure, se heurter à une prudente réserve. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, le Japon ou encore l’Australie, ont décliné toute implication directe, privilégiant la voie diplomatique. Entre pressions politiques et hésitations internationales, le dossier du détroit d’Ormuz illustre plus que jamais les fragiles équilibres d’un monde suspendu aux soubresauts du Moyen-Orient.