Après les pillages dans les commerces : acheter ou détenir des objets volés peut coûter cher…

Publié le : 17 October 2026 à 13:23Mis à jour il y a 9 heures

Acheter des objets volés à prix cassés peut coûter très cher. Après une semaine marquée par des violences, des routes bloquées, des pneus incendiés et des commerces pillés, notamment au centre commercial où plusieurs magasins, dont iShop, ont été pris pour cible, une question se pose : que risquent ceux qui achètent ou détiennent des marchandises provenant de ces pillages ?

Même sans avoir participé directement aux pillages, les personnes qui achètent ou détiennent des objets volés peuvent faire l’objet de poursuites. Me Sanjeev Teeluckdharry précise que des accusations de « Possession of Stolen Property » ou de « Receiving Stolen Property » peuvent être retenues contre les personnes concernées.

Les sanctions peuvent être lourdes. Selon l’homme de loi, elles sont comparables à celles prévues pour le vol. Les antécédents judiciaires peuvent également peser dans la balance, tandis que la nature et la valeur des biens concernés peuvent influencer les peines, notamment les amendes ou les travaux d’intérêt général.

Du côté de la police, le Deputy Assistant Superintendent of Police (DASP), Suhail Lidialam, insiste sur l’importance de pouvoir justifier la provenance des marchandises achetées. Il rappelle la nécessité de réclamer un reçu lors de tout achat, indépendamment du contexte actuel.

Un rappel qui prend tout son sens après les récents pillages : acheter un article à prix réduit ne constitue pas une infraction en soi. Mais acquérir sciemment un bien volé peut exposer son acheteur à des poursuites judiciaires.