Dessalement de l’eau de mer : la consommation énergétique soulève des interrogations
Face à la crise hydrique qui touche Maurice, le dessalement de l’eau de mer se présente comme une solution envisagée pour renforcer l’approvisionnement en eau potable. Toutefois, cette approche soulève plusieurs questions, notamment sur le coût des installations, leur consommation énergétique et les éventuelles répercussions sur la facture d’eau des consommateurs.
Pour le consultant et spécialiste en environnement et en développement durable, Sunil Dowarkasing, le dessalement ne constitue pas nécessairement la meilleure option. Il affirme que Maurice laisse partir en mer un volume d’eau équivalant à 32 fois la capacité de Mare-aux-Vacoas.
Selon Sunil Dowarkasing, il serait plus judicieux de mieux valoriser les ressources en eau douce disponibles plutôt que de laisser cette eau se déverser dans la mer avant de dessaler de l’eau de mer pour la rendre potable.
De son côté, l’océanographe et ingénieur en environnement Vassen Kauppaymuthoo estime que le dessalement est devenu une nécessité pour Maurice. Il souligne toutefois que les installations doivent être correctement conçues et encadrées afin de limiter les risques pour l’écosystème marin.