Traite des personnes : « Maurice doit poursuivre ses efforts pour mieux protéger les victimes », affirme l’OIM
Identifier plus rapidement les victimes de la traite des personnes, renforcer leur protection et faciliter leur réintégration dans la société. C’est l’objectif d’un atelier de validation qui s’est ouvert jeudi à Port-Louis, consacré à l’évaluation des capacités nationales en matière de lutte contre la traite des personnes. Organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Maurice et aux Seychelles, cet atelier vise à examiner les dispositifs existants et à identifier les améliorations nécessaires pour mieux accompagner les victimes.
À l’ouverture, la cheffe de mission de l’OIM pour Maurice et les Seychelles, Alia Hirji, a salué les efforts des autorités et des partenaires pour renforcer la réponse du pays face à ce fléau. Elle estime toutefois que des défis persistent, notamment en matière de protection des victimes.
Dans le rapport américain 2026 sur la traite des personnes, Maurice est maintenu au niveau Tier 2. Cette classification indique que le pays déploie des efforts pour lutter contre ce phénomène, mais que des améliorations restent nécessaires pour répondre pleinement aux normes minimales américaines en la matière. L’objectif affiché est de progresser vers le Tier 1, le niveau le plus élevé de cette classification.
L’évaluation porte sur quatre axes, connus comme l’approche des « 4P » : la prévention de la traite, la protection des victimes, les poursuites judiciaires contre les responsables et les partenariats entre les différentes institutions concernées.
Pour Alia Hirji, une meilleure coordination entre les autorités et les organisations partenaires est essentielle afin de faciliter l’identification des victimes et de leur apporter une assistance dans les meilleurs délais.
Elle souligne également l’importance de disposer d’un cadre légal adapté, de directives claires et de mécanismes efficaces pour améliorer la qualité des services proposés, depuis l’identification des victimes jusqu’à leur rétablissement et leur réintégration dans la société.
L’OIM réaffirme ainsi son engagement à accompagner Maurice dans ses efforts pour renforcer la prise en charge des victimes et progresser vers le niveau Tier 1. Alia Hirji insiste sur la nécessité d’une collaboration continue entre tous les acteurs concernés pour atteindre cet objectif.