Selon des médias bangladais, un homme d’origine hindoue a été violemment agressé et partiellement brûlé par un groupe de malfaiteurs dans le district de Shariatpur, lors de la soirée du Nouvel An.
La victime, Khokon Chandra Das, 50 ans, commerçant local, a été attaquée près du marché de Keurbhanga, dans la région de Damudya. D’après le quotidien Prothom Alo, les agresseurs, armés d’armes blanches, lui ont jeté du pétrole avant de l’asperger de feu, lui infligeant de graves brûlures au visage, à la tête et aux mains.
Pour échapper à la mort, la victime s’est jetée dans un étang voisin, un geste qui lui a probablement sauvé la vie. Alertés par ses cris, des habitants sont intervenus, provoquant la fuite des assaillants. Khokon Chandra Das a d’abord été admis à l’hôpital de Shariatpur Sadar, avant d’être transféré à Dhaka en raison de la gravité de ses blessures.
La police a indiqué que deux suspects ont été identifiés et que des opérations sont en cours pour procéder à leur arrestation. La famille de la victime affirme ne connaître aucun mobile précis à cette attaque d’une violence extrême.
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Rappel des atrocités contre la communauté hindoue au Bangladesh
Cet acte s’inscrit dans un climat récurrent de violences visant la minorité hindoue au Bangladesh.
Entre août 2024 et mi-2025, plus de 2 400 incidents de violence communautaire ont été recensés par des observateurs indépendants, incluant meurtres, agressions, incendies criminels, destructions de maisons et attaques de temples.
En octobre 2021, une vague majeure de violences avait déjà fait au moins 8 morts, des centaines de blessés et entraîné la profanation de nombreux lieux de culte hindous.
Sur le long terme, la communauté hindoue est passée d’environ 22 % de la population en 1951 à moins de 8 % aujourd’hui, un déclin largement attribué aux violences répétées, à l’insécurité et aux migrations forcées.