Face à la présence croissante de travailleurs migrants dans plusieurs secteurs clés de l’économie mauricienne, les autorités renforcent leurs actions de sensibilisation et d’information. Un guide actualisé, élaboré par le ministère du Travail et des Relations industrielles en collaboration avec plusieurs institutions nationales et internationales, vise à informer les travailleurs non-citoyens de leurs droits, de leurs obligations et des recours possibles en cas d’abus.
Destiné notamment aux travailleurs évoluant dans les secteurs de l’agriculture, de la construction, du textile, de l’information et de la communication (TIC), ce document met l’accent sur les démarches légales à accomplir avant et après l’arrivée à Maurice. Il rappelle que tout travailleur migrant doit être titulaire d’un Work Permit ou d’un Occupation Permit, ainsi que d’un permis de résidence valide, et qu’il est strictement interdit de travailler sans ces autorisations.
Concernant les conditions de travail, les autorités soulignent que les travailleurs migrants bénéficient des mêmes droits que les citoyens mauriciens. Ils ont ainsi droit au salaire minimum national, fixé à Rs 17 110 par mois depuis le 1er janvier 2025, à des fiches de paie détaillées, au paiement des heures supplémentaires, ainsi qu’à un environnement de travail sûr, conforme aux normes de santé et de sécurité.
Le logement fourni par l’employeur fait également l’objet d’une attention particulière. Celui-ci doit répondre à des critères stricts en matière d’hygiène, de sécurité et de dignité, incluant notamment un lit individuel, des installations sanitaires adéquates, des équipements de premiers secours et un accès au transport en cas de maladie ou d’accident.
Autre volet majeur du document : la lutte contre les abus, la discrimination et la traite humaine. Toute forme de violence, de harcèlement ou d’exploitation est formellement interdite par la loi, et des mécanismes de signalement sont prévus pour protéger les victimes.
À travers ce guide, le gouvernement réaffirme sa volonté de promouvoir un environnement de travail respectueux des droits humains et de renforcer la protection des travailleurs migrants, considérés comme des acteurs essentiels de l’économie mauricienne.