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Shane: Le 05/03/2026 à 08:40 | MAJ à 05/03/2026 à 08:41
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Publié : Le 05/03/2026 à 08:40 | MAJ à 05/03/2026 à 08:41

Les redevances imposées aux compagnies aériennes constituent un levier stratégique majeur pour l’économie mauricienne. Dans un contexte de concurrence accrue entre destinations touristiques et de volatilité du trafic international, la question du niveau des frais aéroportuaires revient au centre des débats.

Géré par Airports of Mauritius Co. Ltd (AML), l’aéroport mauricien applique plusieurs types de redevances aux transporteurs : redevances d’atterrissage et de décollage, stationnement des appareils, utilisation des passerelles télescopiques, services de sûreté et redevances passagers.

Les représentants de différentes compagnies d’aviation ont exprimé leurs griefs suite à la hausse de redevances. Leurs différents dossiers de discorde tombent dans les oubliettes….un incident qui a marqué les esprits au sein de l’aéroport, une passerelle en état délabré lors du débarquement des passagers.

L’entretien des pistes et des installations, la modernisation du terminal, les investissements technologiques (sécurité, digitalisation), ainsi que les coûts liés à la sûreté aéroportuaire….aujourd’hui les représentants des opérateurs ne savent plus quelle porte frapper.

Cela fait des années déjà que l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam connaît des failles au niveau des infrastructures….même les toilettes sont dans des états piteux, selon des représentants sous l’anonymat.

Le niveau des redevances influence directement la stratégie des compagnies aériennes. Des coûts trop élevés peuvent dissuader certaines compagnies d’ouvrir de nouvelles lignes ou les inciter à réduire leurs fréquences.

Pour une destination long-courrier comme Maurice, où le billet d’avion représente une part importante du budget voyage, chaque composante tarifaire compte. Les transporteurs intègrent ces frais dans leur structure de coûts, ce qui peut se répercuter sur le prix final payé par les passagers. L’augmentation des exigences en matière de sûreté, de conformité environnementale et d’expérience passager entraîne des investissements lourds.

Modernisation des équipements, amélioration des flux en terminal, transition énergétique : autant de projets qui nécessitent des ressources financières stables.

Les autorités doivent donc jongler entre deux impératifs, soit garantir la viabilité financière de l’aéroport et préserver l’attractivité pour les compagnies aériennes. Dans ce contexte, le dialogue entre AML, les autorités mauriciennes et les compagnies aériennes demeure essentiel. Des mécanismes d’incitation — comme des réductions pour l’ouverture de nouvelles routes ou des ajustements saisonniers — peuvent être envisagés pour stimuler la connectivité.

Car au-delà des chiffres, l’enjeu est clair : maintenir l’Aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam comme un hub régional performant, tout en assurant la compétitivité globale de la destination Maurice.