Les réactions se multiplient après l’attaque américaine menée au Venezuela, ayant abouti à la capture du président Nicolás Maduro, transféré à New York. Cet événement majeur suscite de vives réactions sur la scène internationale et ravive les débats autour du respect du droit international, des intérêts économiques et des équilibres géopolitiques mondiaux.
Sollicité pour une analyse de la situation, Bernard Saminaden, journaliste et rédacteur en chef de Discover & Invest, estime que l’arrestation de Nicolás Maduro s’apparente avant tout à un « coup de poker » politique de la part de Donald Trump. Selon lui, cette opération s’inscrit dans une stratégie calculée, aux conséquences potentiellement lourdes pour la stabilité régionale et mondiale.
Revenant sur le contexte politique vénézuélien, Bernard Saminaden rappelle que les dernières élections présidentielles ont été largement contestées. Plusieurs instituts internationaux de défense de la démocratie estiment en effet que le scrutin aurait été « truqué », ce qui a contribué à isoler davantage le régime de Caracas sur la scène internationale.
Alors que certains pays dénoncent fermement l’intervention des États-Unis, invoquant une violation du droit international, le rédacteur en chef de Discover & Invest nuance ces condamnations. Selon lui, il s’agit principalement de pays ayant des intérêts stratégiques et économiques directs avec le Venezuela, et dépendant fortement de ses ressources naturelles, notamment l’Iran et la Russie.
Bernard Saminaden rappelle également que quelques mois plus tôt, Donald Trump avait déjà ordonné une attaque ciblée contre le Nigeria, un pays riche en ressources pétrolières. Pour lui, ces différentes interventions traduisent une ligne politique claire, où les considérations économiques prennent le pas sur la diplomatie traditionnelle.
L’attaque contre le Venezuela marque ainsi, selon Bernard Saminaden, une nouvelle étape dans l’escalade des tensions internationales. Elle témoigne de l’émergence d’une nouvelle guerre économique, amorcée dès le début de cette nouvelle année, dans laquelle les ressources énergétiques et les rapports de force économiques deviennent des armes à part entière.