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Sahil Jeemon: Le 04/01/2026 à 15:01 | MAJ à 04/01/2026 à 15:05
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Publié : Le 04/01/2026 à 15:01 | MAJ à 04/01/2026 à 15:05
Par : Mariyah Radim

Caracas s’est réveillée sous le choc après une nuit marquée par des frappes américaines d’une ampleur inédite. Dans la nuit de vendredi à samedi, la capitale vénézuélienne a été la cible d’une opération militaire des États-Unis, considérée comme l’un des tournants les plus majeurs de l’histoire récente du pays. À l’issue de cette intervention spectaculaire sur le continent latino-américain, le président Nicolás Maduro et son épouse auraient été arrêtés puis exfiltrés hors du territoire vénézuélien.

Selon les autorités américaines, le chef de l’État vénézuélien devra désormais répondre devant la justice des États-Unis d’accusations liées notamment au narcotrafic et au terrorisme. Nicolás Maduro serait actuellement détenu dans un centre de rétention à New York. Dans l’intervalle, la vice-présidente Delcy Rodríguez a été désignée pour assurer la présidence par intérim du Venezuela.

Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’opération : missiles fendant le ciel nocturne avant d’atteindre leurs cibles, hélicoptères militaires survolant plusieurs quartiers de Caracas et explosions entendues à travers la ville. Ces scènes ont rapidement suscité une vive inquiétude au sein de la population civile.

Au lendemain des frappes, les autorités vénézuéliennes ont dénoncé une « très grave agression militaire » et ont réclamé la convocation immédiate d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino López, a accusé l’armée américaine d’avoir mené des attaques « au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis des hélicoptères de combat, notamment à proximité de zones résidentielles habitées par des civils ».

Sur la scène internationale, l’arrestation de Nicolás Maduro a provoqué des réactions contrastées. À Madrid, plusieurs membres de la diaspora vénézuélienne sont descendus dans les rues pour exprimer leur soulagement, certains évoquant la fin d’un régime synonyme, selon eux, d’exil, de crise économique et de répression politique. Des scènes similaires ont été observées à Santiago du Chili et dans d’autres villes accueillant d’importantes communautés vénézuéliennes.

Depuis plusieurs mois, Washington exerçait une pression diplomatique et économique croissante sur Caracas. Cette opération militaire pourrait désormais rebattre les cartes du paysage politique vénézuélien et ouvrir une période d’incertitude majeure quant à l’avenir institutionnel du pays.